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Association Italienne Made in France
Association Italienne à Paris
 
Soirée Italienne à Paris
Email : madeinfrance@aliceadsl.fr 

______________  L'editorial ______________
de Liliana Pirolo
Présidente de l'association italienne Made in France

 
 
Made in France  aprés     Made in Italy

Chers amis, deux ans après la création de l'association MADE in ITALY
les mêmes membres, ont eu l'idée, en janvier 2007
de créer une nouvelle association et de l'appeler MADE in FRANCE.

Pourquoi ? Pour 3 raisons.

(1)
Nous avons constaté pendant ces années que les adhérents de MADE in ITALY
n’étaient pas forcément tous nés en Italie et émigrés ensuite en France
mais que beaucoup d'entre eux sont nés ici à La COURNEUVE
en Île de France ou en proche Région Parisienne.

Par conséquence, toutes ces personnes sont quelque part : MADE in FRANCE.

( 2 )
L'Italie, « c'est vrai », comme chantait Dalida, elle est belle :
Le soleil, la mer, la bonne humeur, les jolies filles, les pâtes...

Mais nous nous sommes dit ; la France aussi, elle a son charme :
Les monuments parisiens, les châteaux, les musées, la gastronomie.

Alors pourquoi ne pas proposer des sorties, des visites, des excursions
et des soirées « dîner dansant » made in France à nos adhérents?.

A la différence qu’au cours des soirées MADE in ITALY
on chantera, on dansera et l'on proposera un menu italien
tandis qu’au cours des soirées Made in Franceon chantera
on dansera et l’on proposera un menu français.

(3)
En conclusion, il ne faut pas oublier qu'ici, on est en France
et, que la moindre des choses c'est d'avoir de la reconnaissance
envers ce pays qui nous a ouvert ses portes à un moment précis
de notre vie lorsqu’on en avait besoin.

Voilà les 3 raisons qui nous ont conduit à créer cette nouvelle association
et à l'appeler MADE in FRANCE.

Nos deux associations s'adressent particulièrement :

1 - Aux émigrés Italiens
2 - Aux Français d'origine Italienne
3 - Aux amoureux inconditionnels de l'Italie et de la culture italienne.

Notre objectif :
Créer l'opportunité afin que vous puissiez vous rencontrer
faire connaissance, vous voir ou vous revoir afin d'échanger
vos points de vue et informations sur la culture italienne et française
l'espace d'une soirée « dîner dansant », d'une sortie en France
ou d'un voyage en Italie.

Nos propositions :
- Cours de perfectionnement des langues Française et Italienne.

- Organisations de soirées « dîner dansant »
MADE in FRANCE et MADE in
ITALY
pour faire apprécier encore davantage
la gastronomie et les chansons de ces deux cultures.

- Sorties culturelles afin de faire évaluer ce que la France doit à l’Italie.

- Soirées gastronomiques entre adhérents
à la découverte de recettes Françaises et Italiennes.

- Projections de documentaires sur l’immigration italienne en France.

- Informations et aides aux éventuelles démarches administratives italiennes.

- 2 Sites Internet pour mettre en valeur la France et l’Italie.

 
Voilà les premières propositions de l’association MADE in FRANCE.
D’autres viendront bientôt s’y ajouter.

Lilliana Pirolo Cordialement,
LA PRESIDENTE, Liliana Pirolo

Le Dossier de Liliana Pirolo, Présidente de l'association Made in France.

L'immigration italienne
( en version Française )

Cliquer ici
pour lire ce dossier
en version Italienne

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 Chapitre I

L'immigration Italienne en France

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Intro : Devenue mouvement de masse au XIXe siècle, après des siècles d'échanges et de circulation de voisinage, l'immigration italienne reste à ce jour la plus longue et la plus importante qu'ait connue la France.

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Recencement : Le recensement de 1968 marque le début du déclin statistique : les Italiens y perdent leur place d'étrangers les plus nombreux de France (rang qu'ils tenaient depuis le dénombrement de 1901) au profit des Espagnols, puis très vite des Portugais. À cette date, la courbe des nouveaux arrivants s'est effondrée et les retours l'emportent sur les entrées. Dès lors, les naturalisations aidant, le chiffre des Italiens présents ne cesse de diminuer : de 581 000 (1968) à 201 670 au dernier recensement (1999).

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La Lorraine : Un premier espace italien se dessine alors, encore largement frontalier et localisé dans le quart Sud-Est, avec des noyaux de peuplement en Lorraine et dans la région parisienne, où ils contribuent diversement à la croissance économique de la Belle Epoque, dans la sidérurgie, les mines ou dans les tâches sous payées de l'artisanat et du bâtiment. En 1911, on en recense 420 000 soit 36 % des étrangers de France.

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Dispersion : C'est toutefois l'entre-deux-guerres qui constitue la grande époque dans l'histoire du périple italien. Dès 1920, démarre le grand afflux, où se mêlent dans l'émigration économique et l'exode politique, ceux qui fuient la désorganisation économique et/ou le nettoyage par les fascistes des campagnes et des villes. Au début des années trente, on frôle le million d'immigrés (le pays en compte au total près de 3 millions). Les régions d'immigration ne sont plus collées aux frontières, les Italiens se dispersent dans la France industrielle (les régions sinistrées, les mines de Caen en Normandie, la bordure du Massif central) et rurale (les pays de Garonne). La crise et les années noires contribuant à la dispersion, rares sont les départements sans présence italienne en 1946. Cette deuxième étape est aujourd'hui la mieux connue : les sources sont les plus riches, les plus faciles d'accès et les témoins demeurent nombreux

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Le retour : La crise, puis la Seconde Guerre mondiale ont contribué à nombre de retours : des 808 000 Italiens recensés en 1931, il n'en reste en apparence que 450 000 en 1946. « En apparence », car il faut tenir compte des 220 000 naturalisés et des retours en sens inverse de ceux qui vont reprendre leur vie en France. En dépit de fluctuations considérables, le bilan de l'immense afflux de l'entre-deux-guerres demeure l'enracinement en un temps court d'un nombre d'Italo-français inégalé jusque là. On les retrouve après 1945.


Chapitre II

L'immigration Italienne en Amerique
 
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Italo-americains : Depuis très longtemps, les italiens sont considérés comme un peuple d'émigrants classique. Beaucoup d'entre eux ont quitté leur patrie souvent pour se retrouver aux Etats-Unis. Quelques-uns ont enrichi le monde artistique américain avec des noms comme Toscanini, Scorsese, De Niro et Sinatra. Lors du dernier recensement (en 2000), plus de 15,7 millions d’Américains se sont déclarés d’origine italienne. On les trouve principalement au nord-est des États-Unis, notamment dans les États de Rhode Island où ils représentent 19 % de la population, du New Jersey (17,8 %) et de New York (14,4 %).

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Conflits : Entre 1820 et 1920, on estime à plus de 4 millions le nombre d’Italiens ayant émigré aux États-Unis. Il s’agit majoritairement de jeunes gens célibataires, constituant une main d’œuvre peu ou pas qualifiée, en provenance de zones rurales et fuyant la misère. Prêts à travailler de longues journées pour de bas salaires, ils entrent en concurrence avec les Irlandais : des troubles éclatent entre les deux communautés.

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Mafia : Au lendemain de la Première Guerre mondiale, des gangsters comme Al Capone ou Lucky Luciano, que le cinéma contribuera largement à rendre célèbres, vont ternir un peu plus la réputation de la communauté italienne d’Amérique. Une enquête menée à l’époque par le ministère américain de la Justice montre cependant que moins de 0,0025 % de ses membres sont impliqués dans le crime organisé. Les préjugés contre les Italiens (et contre les anarchistes) ont lourdement pesé
dans la condamnation de Nicola Sacco et Bartolomeo Vanzetti en 1921.

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Esode : Dans les années trente, l’émigration change de nature. À l’image des Allemands fuyant la montée du nazisme, on voit débarquer à New York des Italiens hostiles au fascisme et à son chef, Benito Mussolini. Parmi eux, le célèbre chef d’orchestre Arturo Toscanini. Aujourd’hui, la communauté italo-américaine ne ménage pas ses efforts pour donner d’elle une image plus respectueuse des lois que celle véhiculée par le cinéma de Martin Scorsese ou « Le Parrain » de Francis Ford Coppola.  

Symboles: Fiorello La Guardia (1882-1946) : Ancien interprète à Ellis Island où débarquaient les immigrants venus d’Europe par bateaux, il fut maire de New York de 1934 à 1945. Sa lutte contre la corruption et ses efforts en faveur des plus pauvres l’ont rendu très populaire auprès des New Yorkais qui, pour lui rendre hommage, donneront plus tard son nom à l’un des aéroports desservant la ville.

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Les Italo-Américains: La communauté italo-américaine a donné au cinéma et à la chanson d’outre-atlantique des artistes de tout premier plan. En dehors de ceux déjà mentionnés (Martin Scorsese, Francis Ford Coppola et Robert de Niro), citons le réalisateur Frank Capra et l’acteur Al Pacino parmi tant d’autres. La chanson américaine, quant à elle, ne serait pas ce qu’elle est sans le crooner, ce chanteur à l’œil et à la voix de velours, qui semble bien être une spécialité italo-américaine. Ce mot fait en effet immédiatement penser à Frank Sinatra et Dean Martin, tous deux d’origine italienne.

La cuisine italienne: Les Américains sont de plus gros consommateurs de pizzas que les Italiens : 13 kilos par personne et par an pour les premiers contre 5 kilos pour les seconds. Les États-Unis ont en effet adopté ce produit simple et bon marché, qui trouve parfaitement sa place à côté des hamburgers dans la catégorie « fast-food ». Ils se sont également familiarisés avec le meilleur de la cuisine italienne grâce aux innombrables restaurants spécialisés que l’on trouve à travers tout le pays.

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Inspiration: L’architecture des bâtiments officiels américains s’inspire largement de la renaissance italienne, et particulièrement d’un artiste comme Andrea Palladio (1508-1580). Ses travaux influencèrent James Hoban, architecte de la Maison-Blanche (entre 1792 et 1800). Toujours d’inspiration italienne, mais beaucoup plus extravagante, la « Villa Getty » : la demeure que le milliardaire J. Paul Getty fit construire en Californie à la fin des années 60 à partir des plans d’une ancienne villa romaine proche d’Herculanum.    


Chapitre III

L'immigration Italienne en Belgique

 La guerre : La guerre de 1914-1918 causa beaucoup de dégâts à différents pays d'Europe, notamment à la Belgique et à l'Italie. Mais la Belgique se remit bien vite à la tâche. En quelques mois, la plupart des usines et des charbonnages retrouvèrent leur rythme et leur productivité.L'Italie, au contraire, se remettait confusément de sa guerre. Le régime politique subissait des assauts imprévus et fougueux ; la pauvreté s'étendait, Mussolini se préparait. En 1922, soutenu par 30 députés fascistes, il obtient la maîtrise des principaux ministères. Deux ans plus tard, fort d'une majorité de 405 élus sur 535, il écarte l'opposition et instaure la dictature. Dés lors et par milliers
des Italiens vont fuir leur patrie.

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Mussolini : Certains aboutissent en Belgique car l'industrie lourde a besoin de nouveaux travailleurs, ils seront rapidement assimilés. La communauté italienne de Belgique se développe sans cesse : ils sont 20 000 en 1930 ; ils seront près de 35 000 en 1940. A l'arrivée de Mussolini au pouvoir, en Belgique comme ailleurs, l'ambassade et les consulats devinrent les symboles du fascisme italien, et tentèrent de rallier au régime les émigrés. Il faut savoir, que la plupart des immigrés italiens de l'époque sont antifascistes, et Mussolini va tout faire pour endoctriner ces fuyards.

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Mains d'oeuvres : A peine réveillée de ses années de guerre, l'Italie découvre, avec effroi, l'effondrement de toute son économie, la révolte et le désarroi de sa jeunesse, la misère et le chômage qui atteignent toutes les couches de la population. Les dirigeants politiques s'attachent à résoudre les problèmes urgents : ranimer l'industrie, donner du travail. Au même moment, les patrons charbonniers de Belgique s'inquiètent de la précarité de la main-d'oeuvre allemande. Les discussions s'engagent. Elles aboutissent, le 23 juin 1946, à la signature d'une convention qui prépare le transfert de cinquante mille travailleurs italiens vers les charbonnages belges. L'article 11 du protocole de 1946 prévoyait que " le Gouvernement italien s'efforcerait d'envoyer en Belgique 2000 travailleurs par semaine ". En six mois, le contrat aurait été rempli.

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Selection : En fait, il a fallu attendre 1952 pour enregistrer le nombre maximal de 48598 mineurs italiens en activité dans les charbonnages belges. Très vite, la Fédération de charbonnage fut chargée de l'organisation pratique de l'embauche, aux abords de la gare de Milan. Des médecins belges sélectionnaient avec prudence les candidats au départ, et à l'aventure vers l'inconnu. Les rigueurs du contrôle médical se justifiaient, si l'on tient compte de la dureté physique du travail dans les mines ; elle explique la lenteur des opérations de recrutement et le pourcentage important des rejetés. Le voyage entre Milan et Bruxelles durait près de deux jours ; de longs convois arrachaient à la péninsule des milliers d'hommes jeunes et solides, fatigués de l'attente trop longue, sobrement équipés, mais au coeur battant d'espoir.
Plusieurs d'entre eux ne reverraient jamais leur terre natale.

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Accidents de travail : Plus passent les années et plus la santé des mineurs s'affaiblit. Outre les maladies, il y a les différents accidents mortels dans les mines, entre 1946 et 1955, 488 ouvriers italiens ont péri dans les différents charbonnages de Belgique. Et puis, vient le 8 août 1956, où eut lieu l'effroyable tragédie du Bois-du-Cazier, à Marcinelle ; 262 morts, dont 136 Italiens. Les conséquences furent rapides : renforcement de la sécurité dans les mines ; blocage de l'immigration italienne vers la Belgique. On peut donc dire que Marcinelle fut le point final tragique de l'épopée de l'immigration italienne en Belgique ; l'intégration avait commencé, dans tous les domaines.

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Le regard des autres : A la mine, l'entente entre mineurs belges et italiens n'était pas la meilleure, car les mineurs italiens ramenaient plus de charbon, donc ils gagnaient plus que les Belges. Souvent les ingénieurs des mines rajoutaient à la tension entre travailleurs belges et étrangers.

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L'intégration : La prise de conscience de l'installation définitive des Italiens en Belgique est tardive. Cette conscience s'est précipitée également aux yeux des autorités belges qui mettent en place, après une politique d'immigration, une politique d'intégration dans les années quatre-vingt. L'intégration se fait car le nombre et la proportion d'Italiens diminuent dans le temps et les jeunes générations sont essentiellement belges. Si la première génération d'immigrés italiens était de la classe des paysans, la deuxième génération, elle, relevait de la classe ouvrière.

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La silicose : A la fin des années cinquante, beaucoup d'Italiens épuisés par le travail rentrent en Italie avec une santé médiocre et sans pension, car ils n'avaient pas assez d'années de service dans les mines. Ils n'avaient pas de pension pour la silicose car cette maladie ne faisait pas partie des maladies professionnelles indemnisables. Pour aider ces gens, le gouvernement italien, approuve une loi le 27 juillet 1962, celle-ci prend en charge l'indemnisation de la maladie de la silicose, en attendant que le gouvernement belge le fasse. La reconnaissance du gouvernement belge viendra le 24 décembre 1963 et sera en vigueur dés le premier janvier 1964. En 1964, enfin la silicose est reconnue comme maladie professionnelle. C'était rendre justice aux victimes de ce mal qui détruisait impunément des être humains depuis des dizaines d'années. On s'était bien gardé de dire en Italie au moment du recrutement des travailleurs pour les mines les différentes maladies que la mine pouvait occasionner.

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Conclusion : L'intégration des Italiens est réussie, lorsque l'on parle d'immigration italienne, on prend souvent comme exemple Salvatore Adamo ou Frederick Francois , mais il ne faut pas croire que les 300 000 italiens en Belgique ont tous atteint la réussite et la reconnaissance des chanteurs siciliens. Mais ce qu'il ne faut pas oublier, c'est que les Italiens ne sont pas venus voler le travail aux Belges. Ils ont au contraire contribué à faire de la Belgique le pays qu'elle est maintenant.

Liliana Pirolo


Email : madeinfrance@aliceadsl.fr 


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